Fichier PDF : Manuel des cérémonies selon le rite de l’Eglise de Paris – 1846

Ce manuel de cérémonies a été rédigé par le liturgiste Augustin-Pierre-Paul Caron (1779 † 1851), prêtre du diocèse de Paris, qui le publia chez Adrien Le Clere en 1846.

L’Abbé Caron était né à Marseille-le-Petit (Oise) en 1779 ; il fut longtemps professeur de liturgie au Séminaire de Saint-Sulpice. Il écrivit de nombreux articles pour l’Ami de la Religion et publia avec l’Abbé Gosselin une édition des Œuvres complètes de Bossuet & de Fénelon pour laquelle il rédigea des notes érudites.

Par la publication de ce cérémonial, l’Abbé Caron désirait combler un manque dont souffrait le clergé parisien : en effet, le dernier cérémonial était celui publié par le Cardinal de Noailles en 1703, lequel implémentait le vieux cérémonial – fort traditionnel – publié par Martin Sonnet en 1662, afin de prendre en compte les modifications nombreuses apportées à l’usage de Paris par Mgr de Harlay et le Cardinal de Noailles. Toutefois, il fallait adapter le cérémonial de 1703 au nouveau missel parisien publié en 1736 par Mgr de Vintimille du Luc (et dans ses éditions successives de 1777 & 1830), ce à quoi c’est attelé l’Abbé Caron.

Ce travail de synthèse de l’Abbé Caron décrit le rit parisien de Mgr de Vintimille avec une grande précision, réunissant les rubriques éparses provenant de différents ouvrages et la confrontant avec la pratique et l’expérience. A titre documentaire, les liturgistes pourront observer dans cet ouvrage la pratique parisienne du XIXème siècle ; toutefois, il est souvent assez délicat voire complexe de démêler parmi ces usages ce qui relève de l’antique, vénérable & authentique tradition parisienne, des innovations intellectuelles néo-gallicanes du XVIIIème siècle.

Dans cette perspective, la lecture de l’introduction rédigée par M. l’Abbé Caron à son cérémonial se révèle particulièrement utile & instructive, en situant son travail dans l’histoire du rit de Paris. L’auteur a toutefois préféré développer cette matière en rédigeant à part une très intéressante Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris publiée à la même date chez le même éditeur. Cette notice – également vendue à part – forme en général une annexe au cérémonial de Caron.

Même si les cérémonies décrites par l’ouvrage sont devenues obsolètes du fait de la suppression du rit de Mgr de Vintimille, les cérémoniaires curieux pourront le consulter dans l’esprit du premier article de l’Instruction pour le passage de la liturgie parisienne à la liturgie romaine publiée en 1874 par le Cardinal Guibert :

1. – Cet article comprend les points sur lesquels on est autorisé à s‘écarter des divers Cérémoniaux ; ce sont ceux qui ont pour objet : 1° les privilèges accordés par le Saint-Siège au diocèse de Paris ; 2° les usages conformes à l’esprit de l’Eglise et qui sont præter et non contra rubricas, selon l’expression des auteurs ; 3° enfin les questions laissées à la libre discussion des rubricistes et sur lesquelles nous n’admettons pas l’opinion adoptée par l’un ou l’autre des Manuels de Cérémonies les plus répandus. Dans le choix de ces opinions, nous suivrons autant que possible le principe admis par la Commission du Cérémonial : Dans les questions controversées entre les rubricistes romains, on devra adopter l’opinion conforme à ce que prescrivait le Cérémonial parisien.
Un cérémonial fait pour l’Eglise universelle, quelque parfait qu’on le suppose, n’a pas à entrer dans ces détails qui ne regardent qu’un diocèse en particulier.

Certains dispositifs, comme ceux réglant les saluts, les fonctions des induts, des choristes ou des enfants de chœurs pourraient ainsi nourrir la réflexion des cérémoniaires sur ces détails particuliers.

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Table des matières de cet ouvrage :

PREMIÈRE PARTIE. DE LA MESSE BASSE.
CHAPITRE PREMIER. — Notions générales sur les préparatifs de la Messe, et sur diverses choses qui s’y rapportent. 1
Article Premier. — Du lieu propre à la célébration de la Messe. Ibid.
Article ii. — De L’Autel, et de sa préparation. 2
Article iii. — Des Vases et Linges sacrés. 5
Article iv. — Des Vêtements et Ornements sacrés. 7
§ 1. De la qualité des Ornements. Ibid.
§ 2. De la couleur des Ornements. 9
Article v. De l’heure du saint Sacrifice. 12
CHAPITRE II. — De quelques Cérémonies générales. 13
Article Premier. — Des inclinations du corps. 14
Article ii. — De la position des mains et des pieds. Ibid.
Article iii. — De la direction des yeux, et des inflexions de la voix. 17
CHAPITRE III De ta préparation du Prêtre. 18
CHAPITRE IV Des Cérémonies de la Messe basse. 20
Article Premier. — Cérémonies communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. De l’entrée du Prêtre à l’autel. Ibid.
§ 2. Du commencement de la Messe jusqu’après la Confession. 22
§ 3. De l’Introït, du Kyrie eleison, et au Gloria in excelsis. 23
§ 4. De la Collecte, et des Prophéties. 24
§ 5. De l’Epître, du Graduel, et de ce qui suit jusqu’à l’Offertoire. 28
§ 6. De l’Otfertoire, et de ce qui le suit, jusqu’au Canon exclusivement. 31
§ 7. Du Canon de la Messe, jusqu’après la Consécration. 35
§ 8. De la suite du Canon, après la Consécration, jusqu’à l’Oraison Dominicale. 39
§ 9. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui la suit jusqu’après la Communion du Prêtre. 41
§ 10. De la Communion des Fidèles. 47
§ 11. De l’Antienne dite Communion, et des Oraisons qui la suivent. 53
§ 12. De la Bénédiction à la fin de la Messe, et de l’Evangile de saint Jean. 54
Article ii. — Rites de la Messe basse devant le très-saint sacrement exposé. 55
Article iii. —Rites de la Messe basse célébrée en présence de M. l’Archevêque revêtu de l’habit de chœur. 58
Article iv. — Rites à observer dans la Messe basse pour les Défunts. Ibid.
Article v. — De divers incidents particuliers à quelques Messes. 60
§ 1. Des Messes de la Fête de Noël. Ibid.
§ 2. De l’imposition des Cendres, le premier Mercredi du Carême. 62
§ 3. Des Messes auxquelles on lit la Passion pendant la Semaine sainte. 63
§ 4. Du Binage. 64
Article vi. — Des Messes votives. Ibid.
Article vii. — Sommaire des principales Cérémonies de la Messe basse. 66
§ I. Des diverses sortes d’inclinations. 66
§ 2. Des différentes positions des mains, et du baisement de l’autel. 68
§ 3. De l’élévation des yeux, et des inflexions de la voix. 71
CHAPITRE V. — Des fautes dans lesquelles on tombe plus fréquemment en célebrant la Messe. 73
Article Premier. — Fautes dans la préparation. 74
Article ii. — Fautes dans les inclinations, dans la position des mains, et la direction des yeux. 75
Article iii. — Fautes dans la récitation des prières, et dans les inflexions de la voix. 77
Article iv. — Fautes dans les actions on cérémonies. 78
CHAPITRE VI. — Du Servant de la Messe basse. 81
Article Premier. — Fonctions du Servant, communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. Observations générales sur ces fonctions. Ibid.
§ 2. Ce que le Servant doit faire à la sacristie, et en allant à l’autel. 84
§ 3. Fonctions du Servant depuis le commencement de la Messe jusqu’au Sanctus. 86
§ 4. Ses fonctions depuis le commencement du Canon jusqu’à la fin de la Messe. 90
Article ii. — Ce que le Servant doit faire à la Messe célébrée devant le très-saint Sacrement exposé ; en présence de M. l’Archevêque, s’il est en habit de chœur ; et à la Messe des Défunts. 94
Article iii. — Fonctions particulières à certaines Messes. 95
Article iv. — Fonctions des Servants de la Messe basse célébrée par un Evêque. 97

DEUXIÈME PARTIE. DE L’OFFICE PUBLIC DU CHOEUR.
CHAPITRE PREMIER. — Des cérémonies générales du Chœur. 103
Article Premier. — De l’habit de chœur. Ibid.
Article ii. — De l’entrée au chœur et de la sortie. 104
Article iii. — De la modestie qu’on doit observer dans le chœur. 105
Article iv. — De l’ordre à garder pour s’asseoir, se tenir debout, et à genoux. 106
§ I. Quand faut-il s’asseoir au chœur sur les stalles baissées ? 107
§ 2. Quand faut-il se tenir debout, et quand doit-on avoir la face tournée vers l’autel ? Ibid.
§ 3. Quand faut-il se mettre à genoux ? 110
Article v. — Quand faut il avoir la tète nue, ou l’avoir couverte? Ibid.
Article vi. — Des diverses sortes d’inclinations. 112
Article vii. — De la position des mains ; du signe de la croix ; et de l’action de se frapper la poitrine. 114
Article viii. — Des encensements. 115
Article ix. — Du chant, et des pauses qu’on doit y faire. 116
CHAPITRE II. — Des cérémonies de la grand’Messe. 119
Article Premier. — De la Messe du rite Double. Ibid.
§ 1. De la préparation du Célébrant et des Ministres. 120
§ 2. De l’entrée à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. Ibid.
§ 3. De la Collecte, de l’Epitre, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 124
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui le suit jusqu’au Canon. 128
§ 5. Du Canon jusqu’à l’Oraison Dominicale. 132
§ 6. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui vient après jusqu’à la Communion. 134
S 7. De la Communion, et de ce qui la suit jusqu’à la Postcommunion. 136
§ 8. De la Postcommunion, et du reste de la Messe jusqu’à la fin. 139
Article ii. — De la Messe du rite Simple. 141
Article iii. — De la Messe Solennelle. 143
§ I. De la préparation du Célébrant et des Ministres. Ibid.
§ 2. De l’entree à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. 144
§ 3. De la Collecte, de l’Epître, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 149
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui vient après jusqu’au Canon. 155
§ 5. Du Canon, et de ce qui le suit jusqu’à la Communion. 158
§ 6. De la Communion, et de ce qui reste jusqu’à la fin de la Messe. 159
Article iv. — De la Messe célébrée sans Ministres sacrés. 160
Article v. — De la grand’Messe célébrée en présence du très-saint Sacrement. 162
§ 1. Régles pour l’exposition du très-saint Sacrement. Ibid.
§ 2. Rites de l’exposition du très-saint Sacrement avant ou pendant la Messe, et avant un autre Office. 164
§ 3. Rites de la grand’Messe en présence du très-saint Sacrement. 166
§ 4. De la manière de serrer le très-saint Sacrement. 168
Article vi. — De la grand’Messe célébrée en présence de M. l’Archevêque. 169
CHAPITRE III. — Des vêpres, et des autres Offices du jour et de ta nuit. 171
Article Premier. — Des Vêpres et des Complies. Ibid.
Article ii. — De l’Office de la Nuit, des Laudes, et des petites Heures. 173

TROISIÈME PARTIE. RITES PARTICULIERS DES OFFICES DES DIFFÉRENTS TEMPS ET FÊTES DE L’ANNÉE.
SECTION PREMIÈRE. — Rites des Offices du propre du Temps. 175
CHAPITRE PREMIER. — Du Temps de l’Avent. Ibid.
Article Premier. — Des Messes des Quatre-Temps. Ibid.
Article ii. — Des grandes Antiennes, appelées O. 176
CHAPITRE II. — De la Fête de Noël. 178
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Epiphanie. 180
CHAPITRE IV. — temps de la Septuagésime. 181
CHAPITRE V. — Du temps du Carême. 182
Article Premier. — Du rite commun aux Offices de ce temps. Ibid.
Article ii. — Du Mercredi des Cendres. , 183
Article iii. — Du premier Dimanche de Carême, et de quelques autres jours. 185
CHAPITRE VI. — Du temps de la Passion. 186
CHAPITRE VII. — Du Dimanche des Rameaux ; et des autres jours de la Semaine sainte jusqu’au Jeudi. 187
Article Premier. — Du Dimanche des Rameaux. Ibid.
Article ii. — Du Mardi et du Mercredi-saint. 190
CHAPITRE VIII. — De l’Office des Ténèbres, le Mercredi-saint et les deux jours suivants. 191
CHAPITRE IX. — Du Jeudi-saint. 194
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour ce jour. Ibid.
Article ii. — Des petites Heures et de l’Absoute. 195
Article iii. — De la Messe et des Vêpres. 196
Article iv. — Du lavement des autels. 200
Article v. — Du lavement des pieds. 201
CHAPITRE X. — Du Vendredi-saint. 203
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De l’Office, jusqu’à l adoration de la croix. 204
Article iii. — De l’adoration de la croix. 207
Article iv. — De la Messe des Présanctifiés. 212
CHAPITRE XI. — Du Samedi-saint. 217
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De la première Litanie, et de la Bénédiction du feu. 218
Article iii. — De l’annonce de Pâque. 220
Article iv. — Des Prophéties. 222
Article v. — De la seconde Litanie, de la Bénédiction des Fonts, et du Baptême. 223
Article vi. — De la troisième Litanie, de la Messe, et des Vêpres. 227
Article vii. — Des Complies. 228
CHAPITRE XII. — Du saint jour de Pâque. 229
CHAPITRE XIII. — Des petites et des grandes Litanies, ou des Processions qui se font à la fête de saint Marc, et aux Rogations- 233
CHAPITRE XIV. — De la Vigile de la Pentecôte. 235
CHAPITRE XV. — De la Fête et de la Semaine de la Pentecôte. 236
CHAPITRE XVI. — De la Fête et de l’Octave du très-saint Sacrement. 238
Article Premier. — Des objets à préparer pour la Procession. Ibid.
Article ii. — De l’exposition et de la Procession du très-saint Sacrement. 219
Article iii. — De la Messe. 242
Article iv. — Des Vêpres et du Salut. 243
Article v. — Des jours dans l’Octave. 244
SECTION DEUXIEME.—Rites de quelques Offices du propre des saints. 246
CHAPITRE PREMIER. — De la Fête de la Présentation de Notre-Seigneur et de la Purification de la sainte Vierge. Ibid.
CHAPITRE II. —De la Fête du sacré Cœur de notre Seigneur Jésus-Christ. , 247
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Assomption de la sainte Vierge. 248
CHAPITRE IV. — De la Fête de saint Michel Archange. 249
CHAPITRE V. — De la Fête de tous les Saints. 250
CHAPITRE VI. — De la Commémoration de tous les Fidèles défunts. 251
CHAPITRE VII. — Des Fêtes patronales de chaque église. 252
Article Premier. — De la Fête du Patron primaire, et de celle du Titulaire. Ibid.
Article ii. — Des Fêtes secondaires des Patrons, et de la Fête du second Patron. 254
CHAPITRE VIII. — De la Fête de la Dédicace d’une église. 255
SECTION TROISIÈME. — De quelques Cérémonies et Offices qui sont hors de l’ordre canonial. 250
CHAPITRE PREMIER. — De l’exposition du très-saint Sacrement, et des Messes célébrées en sa présence, hors de l’Octave de la Fête-Dieu. Ibid.
Article Premier. — De la Messe votive du très-saint Sacrement, qui se célèbre le Jeudi de chaque semaine. 257
Article ii. — Des Prières de Quarante Heures. 258
Article iii. — Des Saluts du très-saint Sacrement. 259
CHAPITRE II. — Des grand’Messes votives. 262
CHAPITRE III. — De la première Messe d’un Prêtre nouvellement ordonné. 263
CHAPITRE IV. — Des Processions. 264
Article Premier. — Des rites communs à toutes les Processions. Ibid.
Article ii. —Quand doit-on faire Procession? 266
Article iii. — De l’ordre et de la disposition des Processions. 267
§ 1. De la Procession qui se fait avant la Messe, dans l’église ou proche de l’église. Ibid.
§ 2. Des Processions qui se font après Vêpres, dans l’église ou proche de l’église. 268
Article iv. — Des Stations. Ibid.
Article v. — Des Processions qui se font loin de l’église. 269
Article vi. — Des Processions auxquelles on porte des reliques ou des images de Saints. 270
Article vii. — De quelques choses à observer dans le chant. Ibid.
CHAPITRE V. — De l’Office des Défunts. 271
Article Premier. — Des Vêpres et des Vigiles. Ibid.
Article ii. — De la grand’Messe. 272
Article iii. — Des Obsèques. 274
Article iv. — Des Funérailles des adultes. 275
Article v. — De l’Office de l’inhumation. 277
§ 1. De l’inhumation des Laïques. 277
§ 2. De l’inhumation des Diacres et des Sous-Diacres. 279
§ 3. De l’inhumation des Prêtres. 280
§ 4. De l’inhumation des Evêques. 282
§ 5. Du transport du corps dans une autre église. 283
§ 6. Des Services après l’inhumation. 284
§ 7. Des Absoutes solennelles pour les Pontifes et les Princes. lbid.
Article vi. — Des Obsèques des petits entants. 288

QUATRIÈME PARTIE. DES DIVERS MINISTRES. 291
CHAPITRE PREMIER. — Du Célébrant. Ibid.
Article Premier. — Ses fonctions à la Bénédiction et à l’Aspersion de l’eau, et à la Procession. Ibid.
Article ii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et au-dessous. 293
§ 1. De la préparation, et de l’entrée à l’autel. 294
§ 2. Depuis le commencement de la Messe jusqu’à l’Offertoire. Ibid.
§ 3. Depuis l’Offertoire jusqu’à la Communion. 298
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 301
Article iii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 302
Article iv. — Fonctions du Célébrant à la Messe et au Salut en présence du très-saint Sacrement exposé. 306
Article v. — Fonctions du Célébrant à la Messe pour les Défunts. 309
Article vi. — Fonctions du Célébrant à Vêpres. 310
Article vii. — Fonctions du Célébrant à Complies. 313
Article viii. — Fonctions du Célébrant à l’Office de la Nuit et à Laudes. 314
Article ix. — Fonctions du Célébrant à Prime, Tierce, Sexte et None. 315
CHAPITRE II. — Du Prêtre assistant. 316
CHAPITRE III. — Du Diacre. 320
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Diacre, et de la Procession. 323
Article iii. — Fonctions du Diacre à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et Semidoubles. 324
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. De l’Evangile, et de ce qui le suit jusqu’au Sanctus. 326
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’à la Communion. 331
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 333
Article iv. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 335
Article v. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 336
Article vi. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 839
Article vii. — Fonctions du Diacre à la Messe Pontificale. 342
Article viii. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 344
Article ix. — Fonctions du Diacre à la Messe des Défunts. 345
Article x. — Fonctions du Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 347
CHAPITRE IV. — Du Sous-Diacre. 348
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Sous-Diacre, et de la Procession. 350
Article iii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et Semidoubles. 351
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. Ses fonctions depuis l’Evangile jusqu’au Sanctus. 354
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’après la Communion. 357
§ 4. Depuis l’Antienne de la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 359
Article iv. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 361
Article v. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. Ibid.
Article vi. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 365
Article vii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe Pontificale. 367
Article viii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 369
Article ix. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Défunts. 370
Article x. — Fonctions du Sous-Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 371
CHAPITRE V. — Des Céroféraires ou Acolytes. 373
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Acolytes à la Procession. 375
Article iii. — Fonctions des Acolytes à la Messe. 376
§ 1. De la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 380
§ 3. De la Messe des Défunts. 382
Article iv. — Fonctions des Acolytes à Vêpres. 383
Article v. — Fonctions des Acolytes, ou Clercs qui font l’office de Céroféraires, à la Messe Solennelle, et au Salut. 384
§ 1. Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
§ 2. Leurs fonctions aux Messes Solennelles. 385
§ 3. Leurs fonctions au Salut du très-saint Sacrement. 386
CHAPITRE VI. — Des Thuriféraires. 387
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Thuriféraires à la Messe. 390
§ 1. De la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles, et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 393
§ 3. De la Messe en présence du très-saint Sacrement. 396
§ 4. De la Messe Pontificale. 397
§ 5. De la Messe célébrée devant M. l’Archevêque. 398
§ 6. De la Messe des Défunts. 399
Article iii. — Fonctions des Thuriféraires à Vêpres, à l’Office de la Nuit, et à Laudes. 40O
Article iv. — Fonctions des Thuriféraires au Salut du très-saint Sacrement. 402
CHAPITRE VII. — Du Crucigère. 403
CHAPITRE VIII. — De l’Exorciste, ou Clerc qui porte le bénitier. 405
CHAPITRE IX. — Des Induis. 407
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions des Induts. Ibid.
Article ii. — Fonctions communes à tous les Induts. 409
Article iii. — Fonctions particulières de chaque Indut. 416
Article iv. — Fonctions des Induts en présence du très-saint Sacrement. 421
Article v. — Fonctions des Induts à la Messe des Défunts. 422
CHAPITRE X. — Des Choristes. 423
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Choristes à la Messe. 425
Article iii. — Fonctions des Choristes à Vêpres. 430
Article iv. — Fonctions des Choristes à l’Office de la Nuit et à Laudes. 433
Article v. — Fonctions des Adjuteurs à la Messe, à Vêpres et à l’Office de la Nuit. 435
CHAPITRE XI. — Du Cérémoniaire. 436
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions du Cérémoniaire. 437
Article ii. — Ses fonctions à la Messe solennelle. 438
Article iii. — Fonctions du Cérémoniaire à Vêpres, à Matines et à Laudes. 443
CHAPITRE XII. — Du Collectaire. 445
CHAPITRE XIII. — Des Enfants de chœur. 446
Article Premier. — De la tenue et du maintien des Enfants de chœur. 447
Article ii. — De la manière de se conduire au chœur durant les Offices. 449
§ 1. Quand les Enfants de chœur doivent se tenir debout. 450
§ 2. Quand ils doivent être assis. 452
§ 3. Quand ils doivent être à genoux. lbid.
§ 4. Ce qu’ils ont à chanter. 453
CHAPITRE XIV. — Du Maître des Enfants de chœur. 454
CHAPITRE XV. — Du Maître des Cérémonies. 455

APPENDICE. DE L’OFFICE PONTIFICAL. 459
CHAPITRE PREMIER. — Du Pontife celébrant. Ibid.
Article Premier. — De la Messe célébrée pontificalement. Ibid.
Article ii. — Des Vêpres célébrées pontificalement. 465
CHAPITRE II. — Des Prêtres assistants ou Chapelains il la Messe Pontificale et à lèpres. 467
Article Premier. — Leurs fonctions à la Messe. Ibid.
§ 1. Fonctions particulières du premier Chapelain. 469
§ 2. Fonctions particulières du second Chapelain. .^ 471
Article ii. — Fonctions des Chapelains à Vêpres. 172
CHAPITRE III. — Des Porte-insignes, a l’Office Pontifical. 474
Article Premier. —Du Porte-croix. 475
§ 1. Fonctions du Porte-croix à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 476
Article ii — Du Porte-crosse. 477
§ 1. Fonctions du Porte-crosse à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 479
Article iii. — Du Porte-mitre. 480
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 481
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 482
Article iv.— Du Porte-bougeoir. 483
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 184
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 485
Article v. — Du Porte-livre. 486
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 487
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 188
Article vi. — Du Porte-grémial. 489

Table de la Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris

Que l’Eglise de France, et le diocèse de Paris en particulier ont toujours eu des rites propres. — Objet de cette Notice. page 1
Article Premier. — Des livres liturgiques de Paris, et de leur publication au quinzième siècle. 2
Article ii. — Des rites de l’Eglise de Paris.
I. Du Missel, et des rites du saint Sacrifice. Ibid,
II. Du Bréviaire, et des rites de l’Office divin. 17
III. Du Rituel ou Manuel, et des rites des Sacrements. 25
Article iii. — Des modifications introduites dans les rites de Paris depuis le commencement du dix-septième siècle. 33
Article iv. —Des Cérémoniaux. 43
Notes. 59

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Programme du dimanche dans l’octave de l’Ascension

Saint-Eugène, le dimanche 20 mai 2012, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe I – Lux & Origo
  • Procession d’entrée : improvisation à l’orgue sur le thème de l’introït du jour
  • Vidi aquam – reprise de l’antienne sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Introitus Exaudi (ton i.)
  • Alleluia Regnavit Dominus (ton i.)
  • Alleluia Non vos relinquam (ton i.)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Offertorium Ascendit (ton i.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Regina cœli de Giovanni Battista Riccio († c. 1621), organiste de Saint-Jean-L’Evangéliste à Venise
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Salve, festa dies – mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poi-tiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Prière du Christ montant vers son Père, extrait de l’Ascension (1934) – Olivier Messiaen (1908 † 1992), organiste de la Trinité
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Communio Pater (ton iv.)
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri Adam de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

    *

    Catéchisme sur l’Ascension.

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    Programme de l’Ascension

    Catéchisme sur l’Ascension.

    Saint-Eugène, le jeudi 17 mai 2012, grand’messe de 11h.
    Répétitions à 10h pour les Messieurs, 10h30 pour les Dames.

    Saint Augustin estimait que la fête de l’Ascension était d’institution apostolique. Cette fête est en effet très ancienne, même si dans les tous premiers temps de l’Eglise, l’Ascension du Seigneur était célébrée au jour de la Pentecôte, jointe à la descente de l’Esprit-Saint sur les Apôtres (cette disposition, qui nous paraîtra aujourd’hui curieuse, est attestée au début du IVème siècle par Eusèbe de Césarée et le récit de la pèlerine Egérie). L’institution d’une fête propre au 40ème jour après Pâques paraît remonter au dernier quart du IVème siècle, probablement après le premier Concile œcuménique de Constantinople de 381 qui défendit la divinité de l’Esprit-Saint (on voulut sans doute alors réserver la fête de la Pentecôte au mystère de l’Esprit-Saint seul) – et il est possible que saint Grégoire de Nysse – dont on possède l’homélie pour l’Ascension de l’année 388 – fusse, sinon l’initiateur – du moins l’un des premiers propagateurs d’une célébration de l’Ascension au 40ème jour après Pâques au lieu du 50ème jour. La fixation de la célébration liturgique de l’Ascension au jeudi qui est le 40ème jour après Pâques, commune à partir de la fin du IVème siècle à tous les rits d’Orient & d’Occident, n’est bien sûr pas le fruit du hasard, notre Seigneur s’étant élevé vers le ciel 40 jours après sa résurrection ainsi que le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (« Il s’était aussi montré à eux depuis sa passion, et leur avait fait voir, par beaucoup de preuves, qu’il était vivant, leur apparaissant pendant quarante jours, et leur parlant du royaume de Dieu. » Actes 1, 3). Selon une tradition patristique ancienne (attestée par les Constitutions Apostoliques, livre V, chap. XIX.), l’ascension du Seigneur s’est produite à midi, aussi l’heure de sexte revêt une solennité particulière en ce jour : ainsi, à Rome, après la messe célébrée sur l’autel de Saint-Pierre, le Pape était couronné par les cardinaux et, vers l’heure de sexte, se rendait en procession solennelle au Latran, accompagné par les évêques et tout le clergé.

    La liturgie traditionnelle connait en ce jour un symbole fort : afin de signifier le départ de notre Maître & Seigneur, après le chant par le diacre de l’évangile à la messe de ce jour, on éteint « le Cierge pascal, que nous vîmes allumer dans la nuit de la résurrection, et qui était destiné à figurer, par sa lumière de quarante jours, la durée du séjour de notre divin Ressuscité au milieu de ceux qu’il a daigné appeler ses frères » (dom Guéranger).

    L’Ascension est une fête d’obligation pour l’Eglise universelle, ce qui signifie que l’assistance à la messe et la sanctification du jour en sont obligatoires, à l’instar d’un dimanche.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
  • Introït: Viri Galilaei – précédé de son trope médiéval et repris sur une polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
  • Prose de l’Ascension au propre de Paris – conformément à la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Credo de la messe royale du premier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Psallite Deo nostro – harmonisation : Henri Adam de Villiers, d’après un psalmellus de la liturgie ambrosienne pour l’Ascension. Psaume XLVI
  • Après la Consécration : O salutaris de François Giroust (1738 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Omnes gentes – petit motet de Jean-Batiste de Lully (1633 † 1687), sur le texte du psaume 46, psaume de la fête – Ier ton
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Omnes gentes – Chœur de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV. Psaume XLVI, premier ton
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Confirmations & messe pontificale de la solennité de sainte Jeanne d’Arc

    Ce dimanche 13 mai 2012, alors que nous fêtons le 600ème anniversaire de la naissance de sainte Jeanne d’Arc, Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris est venu conférer le sacrement de la confirmation puis a célébré pontificalement la messe de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France.

    37 fidèles recevaient le sacrement de la confirmation de Mgr de Dinechin.

    Prières après la confirmation.

    Pendant le chant de l’office de tierce.

    Pendant le chant de l’office de tierce.

    Encensements de l’introït.

    Encensement de l’évêque à l’introït de la messe.

    L’évêque au faldistoire.

    Mgr de Dinechin.

    Encensement de l’évangéliaire par le diacre avant le chant de l’évangile de la solennité de sainte Jeanne d’Arc.

    Lavabo pendant l’offertoire.

    Oblation du pain pendant l’offertoire.

    Encensements de l’offertoire.

    Encensement du pontife à l’offertoire.

    Offertoire de la messe.

    Au début du canon de la messe.

    Procession vers la statue de sainte Jeanne d’Arc à la fin de la messe.

    Toutes les photos de cette magnifique cérémonie sont visibles sur le site des Photos de Saint-Eugène. Bravo Constance !

    Page Facebook sur sainte Jeanne d’Arc.

    Album photos « Soldats du Christ » sur la page Facebook de la Schola Sainte Cécile.

    Vous pouvez télécharger le programme qui a été remis aux fidèles au cours de cette messe.

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    Funérailles de Madame la duchesse douairière d’Anjou & de Ségovie ce vendredi à Paris

    C’est avec un grande tristesse que nous avons appris le retour à Dieu à Rome le 2 mai 2012, d’Emmanuelle de Dampierre, des duc de San Lorenzo, veuve de Mgr Jacques de Bourbon, duc d’Anjou et de Ségovie (1908 † 1975), mère de Mgr Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix (1936 † 1989).

    Les funérailles auront lieu ce vendredi 11 mai à 10h en l’église du Val-de-Grâce (Paris, V) et seront célébrées par Mgr l’évêque de Versailles.

    Madame avait demandé en 2005 à notre schola, qu’elle avait entendue à plusieurs reprises à Saint-Eugène, de chanter ses funérailles. Ce sera un honneur pour nous de pouvoir lui rendre ce témoignage de notre affection.

    La Schola Sainte Cécile présente à Mgr le duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, à Madame la duchesse d’Anjou ainsi qu’à LL.AA.RR la princesse Eugénie, le prince Louis, duc de Bourgogne, le prince Alphonse, duc de Berry ses respectueuses condoléances et l’assurance de ses prières pour Madame leur grand-mère & arrière grand-mère.

    Répétition pour cette messe ce jeudi soir 10 mai à 20h à Saint-Eugène – Sainte-Cécile.
    L’évènement sur Facebook.

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    Nous vous recommandons ce concert

    Corinne Fructus, Anne-Marie Lutz & Stéphane Morassut interprèteront à Saint-Eugène ce vendredi 11 mai à 20h30 un florilège de petits motets italiens & français à 1, 2 & 3 voix. Venez nombreux !

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    Messe pontificale à Saint-Eugène le 13 mai prochain

    Le 13 mai prochain, Mgr Renaud de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, viendra à Saint-Eugène conférer le sacrement de confirmation. Après celles-ci, Mgr de Dinechin célèbrera pontificalement la messe de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, dont on célèbre le 600ème anniversaire de la naissance (ce sera aussi le 220ème anniversaire de la naissance du Bienheureux Pape Pie IX).

    La Schola Sainte Cécile interprètera à cette occasion :

  • le Veni Creator d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • l’Ecce sacerdos magnus de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • le Veni Creator, le Regina cœli et le Tantum ergo en grands motets de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle & surintendant de la musique des rois Louis XIV & Louis XV
  • L’évènement sur Facebook.

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    Programme du IVème dimanche après Pâques – Cantate Domino

    Saint-Eugène, le dimanche 6 mai 2012, grand’messe de 11h.

    Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche nous prépare au départ prochain du Christ à l’Ascension & à la venue du Paraclet de vérité à la Pentecôte. L’évangile est tiré de l’évangile de Jean, comme régulièrement durant le Temps Pascal ; la lecture de l’évangile de Jean pendant le Temps Pascal doit remonter à la plus haute antiquité, car c’est une constante que l’on retrouve dans les différents rits tant Orientaux qu’Occidentaux. comme dimanche dernier, c’est un extrait du dernier discours du Christ pendant la Cène (Jean 16, 5-14).

  • Procession d’entrée : Cantate Domino (psaume 95) – cantique sur un thème de la renaissance – Henri de Villiers
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tristitia vestra, petit motet à deux voix d’Henry du Mont (Jean 16, 20)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur le Salve festa dies de saint Venance Fortunat – harmonisation : Touve Ratovondrahety
  • Pendant la communion : Déxtera Dómini – offertoire de Pâques dans l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme du dimanche du Paralytique – Saint Georges – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 mai 2012 du calendrier grégorien – 23 avril 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Après avoir fêté l’Apôtre Thomas le IInd dimanche de Pâques, les femmes Myrophores avec Nicodème et Joseph d’Arimathie le IIIème dimanche de Pâques, la liturgie byzantine propose à l’édification des fidèles les trois dimanches qui suivent des épisodes de la vie du Christ s’étant déroulés au cours des Cinquante Jours, la Pentecôte hébraïque :

  • la guérison du Paralytique à la piscine de Bethesda,
  • la conversion de la Samaritaine,
  • la guérison de l’Aveugle-né.
  • L’origine de la célébration de la guérison du Paralytique au IVème dimanche de Pâques est constantinopolitaine ; dans la tradition de Jérusalem, l’évangile de ce jour était lu le dimanche suivant.

    L’hymnographie de ce dimanche est donc essentiellement d’origine constantinopolitaine, comme du reste l’essentiel du Pentecostaire.

    Ce jour voit également l’occurrence de la fête du saint & illustre mégalomartyr Georges le Victorieux, né au ciel le 23 avril 303.

    Saint Georges est né à Lydda en Palestine entre 275 et 285. Tribun militaire et comte de l’empereur, il était un intime de Dioclétien à la cour impériale de Nicomédie. Lorsque Dioclétien publie en 302 l’édit qui impose à tout militaire de sacrifier aux idoles, Georges se déclare ouvertement et courageusement chrétien, ce qui a pour effet de bouleverser l’empereur, qui était attaché à Georges. En dépit de nombreuses propositions de Dioclétien en terres, argent et esclaves s’il sacrifiait aux idoles, Georges refuse de renier le Christ. Il est emprisonné et subit diverses tortures (dont des lacérations par une roue chargée d’épées, dont il fallut le ranimer trois fois) avant d’être finalement décapité sous les murailles de Nicomédie le 23 avril 303. A la vue du témoignage et de la constance de Georges, l’impératrice Alexandra et un prêtre païen du nom d’Athanase se convertirent et l’accompagnèrent dans le martyre.

    Sous Constantin eut lieu la translation solennelle du corps de saint Georges jusqu’à sa ville de Lydda, où l’empereur lui avait élevé une église magnifique dont les encénies furent célébrées un 3 novembre. La renommée de saint Georges, modèle du courageux soldat chrétien se répandit rapidement dans tout l’univers chrétien, aussi bien en Orient qu’en Occident. Déjà au Vème siècle, le pape saint Gélase Ier avait déclaré que Georges faisait partie de ces saints dont les noms sont justement révéré chez les hommes, mais dont les actions ne sont connues que de Dieu.

    Les reliques de saint Georges durent être ultérieurement envoyées au moins en partie à Constantinople, comme beaucoup d’autres reliques insignes. Le 8 septembre 1206, après avoir chanté les vêpres de la Nativité de la Sainte Vierge en l’église Saint-Georges de Mangana à Constantinople, un clerc amiénois du nom de Walon de Sarton, découvrit le chef, un bras & un doigt de saint Georges, ainsi que le chef de saint Jean Baptiste. Ces précieuses reliques furent envoyées à la cathédrale d’Amiens. Si le chef de saint Jean Baptiste y est toujours conservé, les reliques de saint Georges furent hélas détruites à la révolution.

    Saint Georges est célébré par le rit byzantin & les rits occidentaux au 23 avril. L’église russe célèbre également la translation de ses reliques et la dédicace de la cathédrale de Lydda sous Constantin au 3 novembre, ainsi que la dédicace de son église à Kiev le 27 novembre (c. 1054). Les rits copte & éthiopien célèbrent la saint Georges le 1er mai (mais cela correspond au 23ème jour du mois correspondant au mois d’avril). Dans le rit éthiopien, saint Georges est de plus commémoré tous les 23 de chaque mois.

    Saint Georges est le saint patron de la Georgie, de l’Ethiopie, de l’Angleterre, du Portugal, de la Bourgogne, de l’Aragon, de la Catalogne, de Gênes, de Venise, de Barcelone, etc. Il est le patron d’un très grand nombre de lieux, d’églises et d’organisations (dont les scouts). Très vénéré en Russie, saint Georges à cheval figure sur les armoiries de la Moscovie, reprises sur les armoiries impériales et désormais sur les nouvelles armes de la Russie.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent ! * que la terre exulte d’allégresse ! 
* car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, 
* terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !
 * Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, ** accordant au monde la grande miséricorde.

    2. Tropaire de saint Georges, ton 4 : Libérateur des captifs, * toi qui assures aux pauvres ta protection, * en qui les malades trouvent aussi leur médecin * et les princes, leur défenseur, * saint Georges, victorieux & mégalomartyr, ** intercède auprès du Christ notre Dieu pour le salut de nos âmes.

    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Georges, ton 4 : Cultivé toi-même par Dieu, tu devins * le vénérable jardinier de la foi, * recueillant les gerbes des vertus : * ayant semé dans les larmes, tu moissonnas dans la joie ; * pour le combat sanglant que tu menas, * tu obtins le Christ comme prix ; * par tes prières, saint Georges, tu procures à tous le pardon de leurs péchés.

    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du Paralytique, ton 3 : Relève, Seigneur, par ta divine Présence, mon âme misérable,
paralysée par mes péchés de toutes sortes et mes actes déréglés,
toi qui jadis relevas le paralytique, afin que, sauvé, je te crie :
Ô Christ miséricordieux, gloire à ta Puissance !
    Prokimen
    Du Paralytique, ton 1 :
    R/. Sur nous, Seigneur, soit ton amour, ainsi qu’en toi fut notre espoir ! (Psaume 32, 22).
    V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
    De saint Georges, ton 7 :
    R/. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).
    Epîtres :
    Du Paralytique : Actes des Apôtres (§ 23) IX, 32-42
    De saint Georges : Actes des Apôtres (§ 29) XII, 1-11
    Alleluia
    Du Paralytiques, ton 5 :
    V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    R/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    De saint Georges.
    Evangiles :
    Du Paralytique : Jean (§ 14) V, 1-15
    De saint Georges : Jean (§ 52) XV, 17 à XVI, 2
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    De saint Georges :La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du IIIème dimanche après Pâques – Jubilate Deo

    Saint-Eugène, le dimanche 29 aril 2012, grand’messe de 11h.

    Le troisième dimanche après Pâques est aussi appelé dimanche de Jubilate, en raison du premier mot de l’introït de la messe. L’évangile de la messe de ce jour est tiré du dernier discours du Christ à la Cène dans l’évangile de Jean (16, 16-22) : « Un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis un peu encore, et vous me verrez, car je vais au Père. » Aussi ce dimanche constitue-t-il un point de bascule au milieu du temps pascal : après avoir célébré la résurrection et la vie nouvelle offerte par le baptême & l’eucharistie, voici que la perspective que nous offre la sainte liturgie change et nous prépare au départ du Seigneur vers son Père et à l’envoi de l’Esprit, aux fêtes prochaines de l’Ascension & de la Pentecôte.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety et Henri de Villiers (extraits)
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tristitia vestra, petit motet à deux voix d’Henry du Mont d’après l’évangile du jour (Jean 16, 20)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia sur Salve festa dies
  • Pendant la communion : Agnus redemit oves – motet de Charles de Courbes (1622) sur l’ancien texte de la prose de Pâques
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme du dimanche des Myrrophores – ton 2

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 avril 2012 du calendrier grégorien – 16 avril 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Le dimanche de la troisième semaine de Pâques, l’Eglise byzantine honore les saintes femmes Myrrophores (porteuses de myrrhe), qui ont embaumé le corps du Seigneur, ainsi que ceux qui contribuèrent à son ensevelissement : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ce dimanche constitue donc une synaxe de tous les témoins de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ (comme la synaxe de la Mère de Dieu suit le jour de Noël ou la synaxe de Jean le Baptiste suit la Théophanie). L’évangile de la divine liturgie de ce jour est tiré de Marc 15, 43 à 16, 8, et relate l’ensevelissement & la résurrection du Christ. Il constitue une dérogation dans la lecture continue de l’évangile de saint Jean pendant le temps pascal. L’origine de cette fête est Constantinopolitaine (à l’origine, à Jérusalem, Marc 15, 43 – 16, 8 était précisément l’évangile du jour de Pâques – on y lisait Jean 2, 1-11 le troisième dimanche de Pâques).

    Joseph d’Arimathie était membre du Sanhédrin (Luc 23, 50 – Marc 15, 43). En cette qualité, il a dû prendre part au jugement qui a condamné Jésus, « mais il n’avait pas donné son assentiment à leur décision & à leur acte, car c’était un homme bon & juste » (Luc 23, 51). Il s’était fait disciple de Notre Seigneur (Matthieu 27, 57), mais en secret, par crainte des Juifs (Jean 19, 38). Il était riche (Matthieu 27, 57), notable & grand (Marc 15, 43), aussi la liturgie byzantine le désigne sous l’appellation du « noble Joseph ». Il était originaire d’Arimathie (aujourd’hui Rentis, au Nord-Est de Lydda), mais devait habiter Jérusalem puisqu’il s’y était fait tailler son tombeau dans le roc, à la manière des riches.

    Quoique craintif de se déclarer pour Jésus au milieu du Sanhédrin, Joseph ose entreprendre la démarche auprès de Pilate pour ensevelir le corps de Jésus. D’après la coutume juive, les corps des suppliciés devaient être jetés dans des fosses communes qui étaient la propriété des tribunaux. Aussi Joseph s’adresse-t-il à Pilate, car la loi romaine concédait le cadavre d’un supplicié aux amis ou aux parents qui le réclamaient. Pilate, étonné de ce que Jésus fut décédé si tôt, ne fit pas de difficulté pour accorder à Joseph la faveur de rendre les derniers devoirs aux corps du Christ.

    Joseph descendit donc le corps de Jésus de la Croix, aidé vraisemblablement par les quelques disciples encore présents, probablement saint Jean, mais surtout Nicodème, explicitement nommé (Jean 19, 39). Comme Joseph, Nicodème fait partie du Sanhédrin (Jean 3, 1). Pendant que Joseph faisait les démarches auprès de Pilate, Nicodème avait dû aller acheter précipitamment les aromates nécessaires à l’ensevelissement, en se souciant semble-t-il de la quantité plus que de la qualité : environ 100 livres (soit 32 kg 700) d’une mixture de myrrhe & d’aloès.

    Le corps de Jésus, descendu de la Croix, a probablement d’abord été lavé. On y versa les aromates et on l’enveloppa dans un suaire propre (Matthieu 27, 59) avec plusieurs autres linges (bandelettes & pièces de linceuls cf. Jean 19, 40 – Luc 23, 53 – Marc 15, 46 – Matthieu 27, 58). Les saintes femmes durent prêter main forte à Joseph & Nicodème pour la toilette funéraire, mais celle-ci dû être faite à la hâte et de façon incomplète, car le crépuscule approchait et l’on entrait dans le grand Sabbat de la Pâques où tout travail de ce genre était prohibé.

    Jésus n’ayant pas de tombeau, Joseph lui céda le sien (Matthieu 27, 60) : un tombeau aristocratique tout neuf qui venait d’être taillé dans le roc, dans un enclôt tout près du Golgotha. Le corps de Jésus fut placé sur la banquette de pierre et Joseph roula la grande pierre prévue pour servir de fermeture au tombeau.

    Les saintes femmes qui avaient aidé à la toilette funèbre observèrent soigneusement où on avait placé le corps de Jésus : elles étaient décidées à accomplir à nouveau la toilette funèbre plus dignement et plus complètement, avec des onguents de grand prix, très tôt le dimanche matin, une fois le Sabbat de Pâques passé.

    Dans la tradition orientale, ces saintes femmes myrrophores sont les suivantes :

    1. Marie Madeleine (Marie de Magdala) (la seule mentionnée par Jean 20, 1), de qui Jésus avait chassé sept démons, la première arrivée au tombeau le dimanche matin (peut-être parce que les autres avaient été retardées par l’achat de nouvelles aromates),
    2. Marie de Jacques, femme de Cléophas (ou Clopas dit aussi Alphée) et mère de Jacques le Mineur et de Joseph (ou Joset), sœur de la Sainte Vierge (en réalité sa belle-sœur, Cléophas étant frère de Joseph) et donc tante de Jésus (cf. Jean 19, 25). Ses quatre fils Jacques, Joseph, Simon & Jude sont les cousins germains de Jésus, que l’évangile, à la manière sémite, désigne sous le nom de « frères » du Seigneur.
    3. Salomé (ou Marie Salomé), femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur & Jean l’Evangéliste, vraisemblablement eux aussi de la parenté de la Sainte Vierge et de saint Joseph.
    Ces trois myrrophores sont spécialement mentionnées par les 4 évangiles (Matthieu 27, 56 et 28, 1 – Marc 15, 40 et 16,1 – Luc 24, 10 – Jean 19, 25). Cependant, elles n’étaient pas les seules (cf. Luc 24, 10 : « celles qui leur firent ce rapport étaient Marie-Madeleine, Jeanne & Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles »), et la tradition leur associe les suivantes :
    4. Jeanne, femme de Chusa qui était intendant d’Hérode Antipas (citée nommément donc par Luc 24, 10).
    5. Suzanne, citée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 3).
    6. & 7. Marthe & Marie, les deux sœurs de Lazare.

    La tradition iconographique leur associe également la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, qui, ayant assisté avec saint Jean à la mort de son fils, dût être présente lors de la déposition de la croix et des cérémonies de l’ensevelissement, conduites par Joseph d’Arimathie assisté de Nicodème.

    Les femmes myrrophores furent parmi les premières à suivre Jésus et soutenaient la troupe apostolique de leurs services & de leurs ressources. Elles lui furent fidèles jusqu’au bout, malgré l’échec apparent, au pied de la Croix, tandis que les disciples se tenaient loin. En récompense de la constance inébranlable de leur amour et de leur fidélité, c’est à elles qu’est confiée la première annonce de la résurrection.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu t’es abaissé jusqu’à la mort, toi l’immortelle vie, tu as terrassé les enfers par l’éclat de ta divinité. Lorsque tu as ressuscité les défunts de dessous la terre, toutes les puissances des cieux ce sont écriées : « O Christ, qui donnes la vie, notre Dieu, gloire à toi ! »

    2. Tropaire de Joseph d’Arimathie, ton 2 : Le noble Joseph, ayant descendu de la croix ton corps immaculé, l’enveloppa d’un linceul blanc avec des aromates et le coucha avec soin dans un tombeau neuf ; mais tu es ressuscité le troisième jour, Seigneur, faisant au monde grande miséricorde.

    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », tu as fait cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, les gémissements d’Eve, notre première mère. Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, tu as brisé la puissance de l’Enfer, et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, ordonnant aux Myrrophores de se réjouir, visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.
    Prokimen
    Des Myrrophores, ton 6 :
    R/. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
    V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.
    Epître : Actes des Apôtres (§ 16) VI, 1-7
    Alleluia
    Des Myrophores, ton 8 :
    V/. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
    V/. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.
    Evangile : Marc (§ 69) XV, 43 à XVI, 8
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.

    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    D’après Charles de Courbes – Regina cæli – 1 €

    D’après Charles de Courbes (1622).
    Regina cæli – Canticum paschale cum quatuor vocibus atque organis, servatis accentibus.
    4 voix (SATB).
    2 pages.

    « L’amateur » éclairé que fut le Sieur de Courbes, élu & lieutenant particulier, publie ses compositions chez Pierre Ballard en 1622 : « Cantiques spirituels nouvellement mis en musique à IIII, V, VI, VII et VIII parties ». Une bonne part de cet ouvrage est consacrée à la mise en musique d’hymnes de l’Eglise. Influencées par la chanson française, les hymnes de Charles de Courbes témoignent aussi de l’aspiration générale à plus de clarté dans les compositions musicales liturgiques qui se fait jour après le Concile de Trente. Elles reflètent également les spéculations rythmiques conduites quelques années auparavant par les auteurs de la Pléiade et par Jean-Antoine de Baïf en particulier. C’est à ses spéculations que se réfère directement l’indication « servatis accentibus » – en se servant des accents des mots latins – pour rythmer cette pièce sur l’accentuation et non sur un rythme uniforme.

    Charles de Courbes met ici en musique à quatre voix le texte de l’antienne à la Sainte Vierge durant le temps pascal (des complies du Samedi Saint à none du Samedi après la Pentecôte). Il utilise au Superius un chant abrégé et syllabique de l’antienne traditionnelle, relativement proche du chant abrégé en usage universel de nos jours. Ce chant abrégé de l’antienne Regina cæli passait pour avoir été l’œuvre du R.P. François Bourgoing, de l’Oratoire, dans son Brevis Psalmodiæ de 1634. Cette partition témoigne que ce chant est antérieur, sans qu’on puisse cependant décider si le Sieur de Courbes est l’auteur de cette abréviation du plain-chant médiéval qui deviendra traditionnelle par la suite, ou pas.

    Afin de faciliter l’emploi de ce chant par les communautés traditionnelles de notre temps, le chant du Superius a ici été retouché par endroit (et du coup la polyphonie légèrement modifiée) afin de se conformer à l’usage actuellement reçu. Le rythme a été également aligné sur l’usage reçu.

    A titre de comparaison, voici la partition original du Sieur de Courbes :

    Pour faciliter le chant de la basse, nous avons monté la partition d’un ton, de Fa à Sol majeur (VIème ton ecclésiastique).

    Regína cæli, laetáre, alleluia;
    Quia quem meruísti portáre, alleluia,
    Resurréxit, sicut dixit, alleluia:
    Ora pro nobis Deum, alleluia.
    Reine du Ciel, réjouis-toi, alléluia,
    Car celui que tu as mérité de porter, alleluia,
    Est ressuscité, comme il l’avait dit, alleluia,
    Prie Dieu pour nous, alleluia.

    Les premières mesures de cette partition :

    Téléchargez la partition en l’achetant en ligne (paiement par Paypal) :

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    Programme du IInd dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur

    Saint-Eugène, le dimanche 22 avril 2012, grand’messe de 11h.

    Ce second dimanche de Pâques est aussi appelé dimanche de Misericordia (du 1er mot de l’introït) ou – le plus souvent – sous le nom populaire de dimanche du Bon Pasteur, en raison de l’évangile qui y est lu (Jean 10, 11-16) et qui est repris par le second Alleluia et l’antienne de communion du jour :

    Ego sum pastor bonus : et cognósco meas et cognóscunt me meæ. Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

    Dès l’antiquité, à Rome, la messe stationnale du pape a lieu en ce jour à Saint-Pierre du Vatican, auprès de la tombe du Prince des Apôtres qui a été le premier pasteur du peuple chrétien après Notre Seigneur, que saint Pierre précisément appelle, dans l’épître qui est lue ce jour à la messe :

    Pastórem et epíscopum animárum vestrárum, Le Pasteur et l’Evêque de vos âmes.

    « La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau. A la fin de l’âge apostolique, Hermas donne précisément le nom du Pasteur à son écrit apocalyptique sur la pénitence, sujet alors si discuté. A Rome, l’église située sur le Viminal, près de laquelle les Pontifes fixent leur résidence temporaire, est dédiée au bon Pasteur, dont l’image, au dire de Tertullien, ornait les calices et les coupes eucharistiques. La représentation du bon Pasteur est si familière aux peintres et aux sculpteurs des catacombes que nous la trouvons reproduite à profusion dans les arcosolia et sur les sarcophages. Bien plus, à une époque où le spiritualisme de l’art chrétien antique avait encore en horreur les statues, on fait une exception en faveur de celle du bon Pasteur, dont plusieurs exemplaires importants nous ont été conservés. » (Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan, in Liber Sacramentorum).

  • Procession d’entrée : Tristes erant Apostoli – hymne des vêpres des Apôtres et Evangélistes au temps pascal, texte du IXème siècle, mise en musique de Charles de Courbes (1622)
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis-Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Kyriale : Messe I Lux & Origo
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Orgue
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Salve festa dies
  • Pendant la communion : Surrexit Pastor bonus, petit motet à deux voix et instrument extrait des Cantica Sacra (1652) d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est I
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de la messe au format PDF.

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    Programme du dimanche de Thomas – ton 1

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 avril 2012 du calendrier grégorien – 9 avril 2012 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

    Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dès qu’il eut reconnu son Rédempteur. L’évangile (Jean 20, 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

    A la petite entrée :
    1. Tropaire de la fête, ton 7 : Malgré les scellés posés sur le tombeau, * comme la Vie tu surgis de la tombe, ô Christ notre Dieu ; * & malgré les portes fermées, * à tes disciples tu t’es manifesté, universelle résurrection, * renouvelant en nos cœurs l’Esprit de Vérité, ** par ton immense miséricorde.

    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    3. Kondakion de la fête, ton 8 : D’une main curieuse, l’apôtre Thomas * explora ton côté vivifiant, ô Christ, notre Dieu * et, toutes portes étant fermées lorsque tu vins * au milieu des Disciples, il te cria : ** Tu es en vérité mon Seigneur & mon Dieu.
    Prokimen
    De la fête, ton 3 :
    R/. Il est grand, notre Seigneur, tout-puissant, à son intelligence point de mesure.
    V/. Louez le Seigneur, car il est bon de chanter notre Dieu, car il est doux de le louer.
    Epître : Actes des Apôtres (§ 14) V, 12–20
    Alleluia
    De la fête, ton 8 :
    V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
    V/. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
    Evangile : Jean (§ 65) XX, 19-31
    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
    L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
    Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !
    Verset de communion
    De la fête : Loue, Jérusalem, le Seigneur, loue ton Dieu, Sion. (Psaume 147, 2). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Ordination sacerdotale de Joseph Ratzinger en 1951

    En ce septième anniversaire de l’élection de notre Pape Benoît XVI, voici quelques images de son ordination sacerdotale le 29 juin 1951 ; Joseph Ratzinger fut ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising, par Michael, cardinal von Faulhaber.

    AD MVLTOS ANNOS !!!

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