Programme du premier dimanche de Carême

Les trois tentations de N.S. - Le Miroir de l'humaine condition, Ecole française du XVe siècleSaint-Eugène, le dimanche 14 février 2015, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h30.
(Répétition samedi 13 février à 18h, précédée du chant des Ières vêpres du dimanche dans la tradition parisienne à 17h20).

> Catéchisme sur le Carême

Quoique les fidèles jeûnent depuis mercredi, la liturgie n’ouvre néanmoins qu’aujourd’hui le commencement du Carême. Autrefois, il s’agissait en effet du véritable début du Carême, le premier jour de jeûne commençant le lendemain lundi. C’est saint Grégoire le Grand qui rajouta les 4 premiers jours au VIème siècle afin d’arriver au compte rond de 40 jours de jeûne. L’office divin conserve la disposition antique antérieure à saint Grégoire : les hymnes propres au Carême ne sont chantées qu’à partir des premières vêpres de ce dimanche ; au second nocturne de l’office de la nuit, une leçon de saint Léon le Grand annonce aux fidèles le début du Carême en ces termes :

Très chers fils, leur dit-elle, ayant à vous annoncer le jeûne sacré et solennel du Carême, puis-je mieux commencer mon discours qu’en empruntant les paroles de l’Apôtre en qui Jésus-Christ parlait, et en répétant ce qu’on vient de vous lire : Voici maintenant le temps favorable ; voici maintenant les jours du salut ? Car encore qu’il n’y ait point de temps dans l’année qui ne soient signalés par les bienfaits de Dieu, et que, par sa grâce, nous ayons toujours accès auprès de sa miséricorde ; néanmoins nous devons en ce saint temps travailler avec plus de zèle à notre avancement spirituel et nous animer d’une nouvelle confiance. En effet, le Carême, nous ramenant le jour sacré dans lequel nous fûmes rachetés, nous invite à pratiquer tous les devoirs de la piété, afin de nous disposer, par la purification de nos corps et de nos âmes, à célébrer les mystères sublimes de la Passion du Seigneur.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Ce premier dimanche de Carême est un jour solennel et ne le cède à aucune fête, pas même celle du saint patron du lieu. L’Eglise nous donne en ce jour l’évangile des trois tentations du Christ au désert. Il est remarquable que toutes les pièces du propre de la messe sont empruntées au psaume 90, celui-là même qui fut cité au Christ par le Satan tentateur.

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Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
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Programme du XXXVIIème dimanche après la Pentecôte – Avant-fête de la Rencontre du Seigneur – saint Tryphon – ton 4

Fête de la Rencontre du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 février 2016 du calendrier grégorien – 1er février 2016 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. C’est aujourd’hui l’Avant-fête de la Rencontre du Seigneur (Hypapante), appelée en Occident Purification de la Sainte Vierge ou « Chandeleur ».

La fête de la Rencontre du Seigneur est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine, elle est précédée d’un jour d’avant-fête et suivie de sept jours d’après-fête (clôture de la fête le 9 février). Le quarantième jour après la Nativité du Christ — son enfant «premier-né», Marie le porta au temple, selon la loi de Moïse, pour y être offert au Seigneur, et racheté par le sacrifice de deux tourterelles ou deux petits de colombe (Luc 2, 22-37).

Dans l’Église byzantine, la fête de la Sainte Rencontre est considérée comme une fête de la Vierge : les ornements sont de couleur bleue, les offices sont structurés comme ceux de la Vierge (cathisme des vêpres, prokimenon des Matines, antiphones et prokimenon de la liturgie).

Cette fête existait à Jérusalem dès la première moitié du IVème siècle, elle est mentionnée dans le récit de pèlerinage au Lieux Saints de la pèlerine espagnole Egérie en 386. L’empereur Justinien Ier l’introduisit en 542 dans tout l’empire byzantin. Nous la trouvons célébrée à Rome au VIIème siècle, où elle est dotée d’une procession sous le pape saint Serge Ier qui était d’origine syrienne.

Dans le rit romain traditionnel, cette fête est aussi considéré comme une fête de la Vierge. Les livres liturgiques occidentaux ont appelé aussi autrefois cette fête Occursum Domini ou Obviatio, comme en Orient. Du reste, deux pièces de la liturgie byzantine – le tropaire et le premier des apostiches idiomèles – ont été transcrites en latin au VIIIème siècle pour servir à la procession latine de la Chandeleur.

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Saint martyr TryphonNous faisons aussi mémoire en ce jour du saint martyr Tryphon.

Saint Tryphon originaire de Lampsaque en Phrygie, habitait près de la ville d’Apamée. En 251, pendant la persécution de Dèce, il fut arrêté comme chrétien et conduit à Nicée devant le gouverneur de Bithynie, nommé Aquilin, qui lui fit subir en compagnie de saint Respice le supplice du chevalet durant près de trois heures.

Il est rapporté qu’il répondit au gouverneur arguant qu’ils étaient en âge de savoir ce qu’ils avaient à faire. « Cela est vrai, aussi désirons-nous atteindre à la perfection de la vraie sagesse en suivant Jésus-Christ. » Aquilin les emprisonna, puis les fit traîner par les rues de la ville, avant d’encore les torturer, les battre avec des fouets plombés et enfin de les décapiter.

Les Latins le fêtent le 10 novembre : ils lui joignent non seulement saint Respice, mais encore une vierge nommée sainte Nymphe, par la raison que les corps de ces trois martyrs sont ensemble à Rome dans l’église Santo Spirito in Sassia, sous un même autel.

Son nom a été donné à une église à Constantinople, près de celle de Sainte-Sophie et une à Rome sous son invocation qui a été unie à celle de saint Augustin (titre cardinalice). Son nom a aussi été donné à la cathédrale Saint-Tryphon de Kotor au Monténégro.

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Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit l’évangile de Zachée, puisque c’est le dernier dimanche après la Pentecôte, avant que ne débute la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’Avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : quatre tropaires du ton dominical occurrent, quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Avant-fête & quatre tropaires de la 6ème ode du canon du Martyr, œuvre de saint Théophane le Marqué :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Que le Temple s’ouvre, car à présent * s’avance le temple de Dieu * qui va faire de nous ** les temples de son Esprit saint.
6. Voici que l’ombre a disparu, * cédant la place à la vérité * de la grâce qui survient : ** reçois donc le Christ, Siméon.
7. Anne, la sage veuve, * solitaire et connue de Dieu, * rende grâces maintenant ** à celui qui pour nous devient enfant selon la chair !
8. Chantons selon la vraie foi * la Vierge Mère de Dieu, * car elle intercède pour nous ** sans cesse auprès du Seigneur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Les femmes disciples du Seigneur, * ayant appris des anges la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * louent Dieu, disant aux apôtres : « Renversée est la mort ! * Le Christ est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de l’Avant-fête, ton 1 : Le chœur céleste des Anges du ciel , venant sur la terre * voici le Premier-Né de toute la création * qui vient, porté au Temple comme un nouveau-né dans les bras de la Mère qui ne connût pas d’hommes ** c’est pourquoi avec nous chantent-ils les hymnes de l’Avant-Fête, en se réjouissant.
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Tryphon, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; * par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Martyr, ton 8 : Avec la fermeté de la Trinité tu as déraciné le polythéisme des extrémités de la terre, ô très glorieux ; et, honoré en Christ, tu as vaincu les tyrans dans le Christ Sauveur, * tu as reçu la couronne du martyre ** et le don de guérisons divines, en ce que tu es invincible.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’Avant-fête, ton 6 : Le Verbe qui était invisiblement avec le Père, * est maintenant visible dans la chair ; * né ineffablement de la Vierge, * et il est offert au grand prêtre dans les bras du vieillard : ** Adorons-le * Lui, notre vrai Dieu.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epîtres
Du dimanche : I Timothée (§ 285) IV, 9-15.
Car ce qui nous porte à souffrir tous les maux et tous les outrages dont on nous charge, c’est que nous espérons au Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10 (Zachée).
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Enregistrement : sainte messe du Mercredi des Cendres

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Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

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Imposition des Cendres - Missel romain - manuscrit napolitain vers 1370.

Imposition des Cendres – Missel romain – manuscrit napolitain vers 1370.

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Programme du Mercredi des Cendres

Saint-Eugène, le mercredi 18 février 2015, messe de 19h (répétition pour les choristes à 18h30).

> Catéchisme sur le Mercredi des Cendres

Avant l’époque de saint Grégoire le Grand (fin du VIème siècle), le jeûne du Carême ne commençait qu’au lendemain du Ier dimanche de Carême, comme cela est toujours le cas dans la liturgie ambrosienne, ou similaire encore à ce qui se pratique dans la liturgie byzantine (même si celle-ci commence le Carême plus tôt car on ne jeûne pas les samedis en Orient).

Afin d’obtenir un compte plein de 40 jours de jeûne, saint Grégoire décida d’ajouter quatre jours de jeûne avant le Ier dimanche. Le Mercredi des Cendres est devenu depuis le premier jour de Carême dans le rit romain (les livres liturgiques antiques le désignent souvent sous le titre d’« in capite jejunii »). Toutefois l’ancienne disposition antérieure à saint Grégoire a malgré tout laissé quelques traces : ainsi, à l’office, on reste toujours dans l’ordonnance de la Septuagésime, et les hymnes du Carême ne commencent-elles samedi prochain qu’aux premières vêpres du Ier dimanche de Carême.

Dans les premiers temps du christianisme, l’évêque en ce jour expulsait de l’église les pénitents qui devaient expier pour des fautes graves (principalement le meurtre, l’adultère et l’apostasie). Les pénitents publics assistaient aux offices de l’extérieur de l’église, depuis le narthex (comme cela se voit toujours fréquemment dans les églises d’Ethiopie) et ne pouvaient rentrer dans l’église qu’une fois leur pénitence accomplie.

Voici quatre gravure tirées d’un Pontifical romain imprimé à Venise en 1561 représentant l’imposition des Cendres aux fidèles puis l’expulsion des pénitents publics :

01 - Imposition des Cendres par le pontife - Pontifical de 1561

Imposition des Cendres aux fidèles par le pontife.

02 - Les pénitents publics se présentent devant l'évêque - Pontifical de 1561

Les pénitents publics se présentent devant l’évêque.

03 - L'évêque revêt de cilices les pénitents publics - Pontifical de 1561

L’évêque revêt de cilices les pénitents publics.

04 - L'évêque expulse les pénitents publics hors de l'église - Pontifical de 1561

L’évêque expulse les pénitents publics hors de l’église.

La pénitence publique durait régulièrement plusieurs années. Une fois la pénitence accomplie, la réconciliation des pénitents publics était effectuée par l’évêque le Jeudi Saint.

Lorsque la discipline de la pénitence publique disparut pratiquement (avant le XIème siècle), on en retint cependant certains éléments, dont l’imposition des cendres qui leur était faite au début du Carême. Ce geste liturgique marque parfaitement le désir de tout chrétien de revêtir les armes de la pénitence & du jeûne au début du Carême, tout en se souvenant de sa condition :

Meménto, homo, quia pulvis es, et in púlverem revertéris.
Souviens-toi, homme, que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière.

La cérémonie de l’imposition des cendres, qui avait lieu autrefois de façon autonome entre sexte et none, finit par être jointe à la messe de ce jour, messe qui se célèbre après none (la messe est suivie des vêpres, après lesquelles dans le rit romain, le jeûne est rompu).

Traditionnellement, la cendre dont on se sert est réalisée par la combustion des rameaux bénis l’année précédente. Le prêtre impose les cendres en forme de croix sur le front des fidèles – mais sur la tonsure ou sur le sommet de la tête pour les clercs – tandis que le chœur chante deux antiennes Immutemur in habitu et Inter vestibulum, ainsi qu’un répons, Emendemus in melius.

La messe de ce jour comporte deux particularités que l’on retrouve tout au long du Carême : avant l’évangile se chante le trait du IInd ton, comme tous les lundis, mercredis et vendredis de Carême, anciens jours de station ; après la post-communion, comme à toutes les féries de Carême, le prêtre récite une oraison supplémentaire sur les fidèles inclinés : cette oraison est en réalité une prière de bénédiction très ancienne, elle se faisait également à l’office divin et le restant de l’année, à chaque fois que l’on renvoyait le peuple. Encore présente dans la plupart des rits orientaux ou occidentaux, l’oraison super populum ne s’est maintenue dans le rit romain que pour les féries de Carême.

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Enregistrement & photos : les Quarante-Heures à Saint-Eugène

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Téléchargez les partitions chantées au cours de la messe d’exposition & présentes dans cet enregistrement :

Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

Dimanche 7 février 2016 : messe d’exposition des Quarante-Heures, suivie de la procession du Saint Sacrement, des litanies & prières des Quarante-Heures, puis de l’adoration silencieuse des paroissiens pendant 40 heures :

Mardi 10 février 2016 : messe de reposition des Quarante-Heures (missa coram Sanctissimo Sacramento), suivie des Litanies & prières des Quarante-Heures, de la procession du Saint Sacrement, des oraisons et de la bénédiction du Très-Saint Sacrement :

Crédit photographique : Fanny B. & Marie-Line B. que nous remercions ici bien vivement !

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Programme des messes d’exposition & de reposition des Quarante-Heures

Machine des Quarante-Heures pour le Vatican conçue par le Bernin - gravure de DesprezSaint-Eugène, le dimanche 7 février 2016, messe solennelle de 18h30.

> Les Quarante-Heures : histoire & liturgie.

  • Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien – Ordinaire : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle) – Harmonisation d’Olivier Willemin, organiste de Sainte-Rosalie
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III – Et incarnatus de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Benedicam Dominum – Psaume eucharistique XXXIII – Lambert Pietkin (1612 † 1696), maître de chapelle de la cathédrale de Liège
  • Après la Consécration : Benedictus de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam
  • Pendant la communion : O vere digna Hostia de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulème, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession du Saint Sacrement des Quarante-Heures : Pange lingua – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant & musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Litanie des saints – Psaume 69 – prières et oraisons des Quarante-Heures

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Les Quarante-Heures à Saint-Eugène - 2016Saint-Eugène, le dimanche 7 février 2016, messe de 9h30.

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Les Quarante-Heures célébrées à Saint-Eugène du 7 au 9 février

Ouverture des Quarante-Heures :
* Dimanche 7 février, 17h30 – Secondes vêpres de la solennité de la Purification – la Schola Sainte Cécile chantera des extraits des Vêpres de la Vierge de Monteverdi
* Dimanche 7 février 18h30 – Messe solennelle d’ouverture des Quarante-Heures, suivie de la procession, des Litanies des Saints et de l’exposition du Très-Saint Sacrement.

Clôture des Quarante-Heures :
* Mardi 9 février, 9h30 – messe chantée de la fin des Quarante-Heures.

Entre le dimanche soir et le mardi matin, le Très-Saint Sacrement est exposé et adoré en permanence par les paroissiens qui se relaient nuit & jour, en souvenir des 40 heures passées par le Christ aux Enfers, et avant que ne s’ouvrent les 40 jours de jeûne et de pénitence du Carême le lendemain mercredi 10 février, Mercredi des Cendres.

L’adoration du Très-Saint Sacrement se fera sans discontinuité entre la messe d’ouverture (dimanche 7 février 18h30) et la messe de clôture (mardi 9 février 9h30). Conformément à l’Instruction clémentine, les messes d’ouverture & de clôture sont des messes votives du Très-Saint Sacrement.

Saint-Eugène sera ouverte en permanence jour et nuit pendant toute la durée des Quarante-Heures. Vous pouvez donc entrer et prier dans l’église autant de temps que vous le souhaitez à l’heure que vous voulez, afin de vous préparer spirituellement au Carême. Des lits de repos et des boissons chaudes seront prévus dans les salles attenantes à l’église.

Si vous voulez vous signaler à la paroisse sur un horaire particulier : secretariat@saint-eugene.net

Les Quarante Heures célébrées à l'Oratoire de Londres.

Les Quarante Heures célébrées à l’Oratoire de Londres.

Sa Sainteté le Pape Pie XI a enrichi la pratique des Quarante-Heures des indulgences suivantes :

Tous ceux qui, s’étant confessés et ayant communié, visiteront ensuite la divine Eucharistie, exposée solennellement pour les Quarante-Heures, à savoir, en récitant cinq Pater, Ave & Gloria Patri – et en y ajoutant un Pater, Ave & Gloria aux intentions du Souverain Pontife, pourront gagner une indulgence plénière chaque jour, pendant la durée de l’exposition.
Quant à ceux qui feront cette visite, au moins le cœur contrit, ils pourront gagner une indulgence partielle de 15 ans à chaque visite, toties quoties, pendant le temps de l’exposition.
Cette faveur est accordée à perpétuité, sans aucune expédition de Bref, et nonobstant tout ce qui pourrait lui être contraire.

Donné à Rome, au palais de la Pénitencerie, le 24 juin 1933.
L. Card. Lauri, Grand Pénitencier.
L. Théodori, secrétaire.

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